Le Pays de Châlus

Carte communes

Le Pays de Châlus est situé sur le territoire du Haut-Limousin et rassemble les communes suivantes :

Blason de Châlus

CHÂLUS

Histoire - Aujourd'hui

Blason bussiere galant

BUSSIÈRE-GALANT 

Histoire - Aujourd'hui

Blason champagnac la riviere

CHAMPAGNAC LA RIVIÈRE

Histoire - Aujourd'hui

Blason champsac

CHAMPSAC

Histoire - Aujourd'hui

Blason dournazac

DOURNAZAC

Histoire -                   

 

FLAVIGNAC

Histoire - Aujourd'hui

 

LAVIGNAC

Histoire -                  

 Blason les cars

LES CARS 

Histoire - Aujourd'hui

 

PAGEAS

Histoire - Aujourd'hui

 

SAINT-NICOLAS COURBEFY

Histoire -                   

Les bénévoles de notre association poursuivent leur recherche sur l'histoire, le patrimoine, les légendes, personnalités locales... de ses communes. Si vous souhaitez nous faire parvenir toute information... Nous contacter..

 

 

 

Catégories

  • Un patrimoine remarquable

    • Patrimoine Bâti et Naturel

    ​- Châteaux : Châlus-Chabrol, Châlus-Maulmont, Les Cars, Brie, Montbrun, Courbefy, Faye, Mas-Nadaud

    - Églises, chapelles et anciennes abbayes :  

    • église Saint-Martin (Bussière-Galant)
    • église Notre-Dame-de-l'Assomption (Châlus)
    • église Saint-Étienne de Lageyrat (Châlus)
    • église Saint-Sulpice (Dournazac)
    • église de l'Assomption-de-la-Très-Sainte-Vierge (Flavignac)
    • église Saint-Pierre-ès-Liens de Texon (Flavignac) 
    • église Saint-Pierre aux Liens (Lavignac)
    • église de la Nativité-de-la-Très-Sainte-Vierge (Les Cars)
    • église de Pageas
    • église de Saint Nicolas Courbefy
    • chapelle Notre Dame de Séchaud (Châlus)
    • chapelle Saint-Roch (Châlus)
    • chapelle de Courbefy
    • chapelle de Chenevières (Pageas)
    • abbaye de Thavaud (Dournazac)

    - Bonnes fontaines : Séchaud, Saint-Roch, Sainte Marguerite, Sainte Quitterie de Lageyrat, La Fonquebure, Courbefy, 

    - Ordres religieux implantés : Templiers et Hospitaliers à Pageas, Augustins à Châlus et Dournazac, L'Artige à Bussière-Galant, Grandmontains aux Cars et Jésuites à Dournazac

    - Gares : Bussière-Galant, Châlus, Champsac, Champagnac La Rivière, St-Nicolas Courbefy

    - Anciennes écoles : Châlus, Lageyrat, St-Nicolas...

    - Lavoirs et ponts : Châlus, Dournazac... 

    - Maisons de caractère :
     -> architecture :Les 3 coins, les colombages et génoise, les fenêtres et linteau, blasons
     -> histoire : patrimoine municipal ou privé, personnalité, faits divers...   

    - Art funéraire : à découvrir dans les cimetières en particulier à Châlus, au village de Lageyrat...

    ​- Mottes castrales : Dournazac, Lageyrat...

  • Champagnac la Rivière

    CHAMPAGNAC, chef-lieu de commune du canton d’Oradour-sur-Vayres, a 2 446 hectares de superficie et 1 793 habitants. Son altitude est, près du bourg, de 374 mètres au-dessus du niveau de la mer ; mais elle va jusqu’à 472 à côté de Permangle.
     

    • Histoire ecclésiastique

    Champagnac, appelé en 1498 Sainte-Marie-de-Champagnac, était dans l’ancien archiprêtré de Nontron. Il y avait un prieuré de filles, jadis sous le patronage de la Nativité de la Sainte Vierge, et plus tard sous celui de saint Paul, apôtre. Ce prieuré était uni à la mense abbatiale de la Règle dès 1527.

    La cure avait les mêmes patrons que le prieuré. Vers la fin du XVIIIe  siècle, on y comptait 1 800 communiants (environ 2 400 habitants). Anne de Samathie (de Saint-Mathieu), veuve d’Yrieix de Chouly, chevalier, seigneur de Permangle, Champagnac et gouverneur de la ville de Limoges, avait fondé dans cette église, le 23 décembre 1680, en l’honneur de saint Mathieu, une vicairie pour le service de la paroisse.

    Cette fondation fut ensuite augmentée par Anne de Ferrières. Leurs héritiers en nommaient les titulaires. C’est ce que faisait, en 1700 et 1726, Anne Thérèse de Chouly de Permangle, veuve de Charles-Joseph de Ferrières, marquis de Sauvebœuf, baron de Pierrebuffière, Aigueperse, Chéronnac et Congoussac.

    Le curé de Champagnac était nommé par l’évêque de Limoges en 1310. Mais c’est l’abbesse de la Règle qui a ensuite exercé ce droit en 1504, 1566, 1630, 1659, 1661, 1693, 1707, 1743.


    Voici le nom des curés connus :
    - Pierre Jude, 1630.
    - N… Garissot en 1696.
    - N… Chaveroche en 1731.
    - Antoine Delbos en 1735.
    - Pierre Besson, nommé en 1745, résigna au suivant en 1785.
    - Goïal Besson fut déporté pendant la Résolution pour refus de serment.
    - Au Concordat, Mgr. du Bourg nomma Jean Sauviat, qui avait subi la déportation. - Il y est mort en octobre 1814
    - Jean Marquet, nommé en 1814.
    - On y trouve ensuite. en 1822, N... Port, mort en 1828.
    - N… Combepapon, en 1826 et 1829.
    - N… Perrot ou Perrault, en 1829 et 1834.
    - Michel Roche, en 1834 et 1839.
    - Jean François-Isidore du Bouchaud du Mazaubrun fut nommé en 1839.
    - Emile Larue, en 1878.
    - Léopold Condat, en 1878.
    - Léosthène du Bouchaud du Mazaubrun, en 1882.
    - Arthur Charzat, en 1896.

    L’église de Champagnac est en style roman du XIIe siècle, avec de nombreuses retouches de la seconde moitié du XVe. La nef se compose de quatre travées avec un collatéral complet du côté du Nord et deux chapelles latérales du côté du Midi. Les arcades cintrées qui séparent la nef des collatéraux ont une légère tendance à l’ogive et reposent sur de gros piliers cylindriques. L’abside, semi-circulaire, est voûtée en demi-coupole, au bas de laquelle on remarque, du côté du Nord, une arcature romane. La porte principale date, comme la nef et le chœur, de la première construction.

    Au XVe siècle, on a ouvert dans le mur latéral du Nord trois fenêtres ogivales en style flamboyant et refait les voûtes qui, aujourd’hui, sont remplacées par un mauvais lambris. Le clocher, placé devant le chœur, sur la première travée de la nef, est de forme carrée et paraît faire partie de la première construction ; toutefois, une longue fenêtre ogivale, ouverte du côté du Midi, accuse le style du XIIIe siècle.

    Les deux chapelles latérales du Sud, en style flamboyant, ont été restaurées au XVIIe siècle, et sur le linteau d’une porte, à l’Ouest, on lit cette inscription : « Le sr Dumas m’a faict faire, 1618. »

    La petite cloche de Champagnac porte cette inscription : « Ego sum quia in tanto regimine prœvalui. - Parrain, Jude de Lajudie, maire. Marraine, dame Jaubert, Port, rector ecclesiœ. Mai 1826. - Fondue par Bonnin à la monnaie de Limoges, dans l’atelier de M. Parant. »

    On lit sur la grosse : « Sancta Maria, ora pro nobis, 1748, - Besson, rector. Parrain, François Jude, seigneur de La Rivière. Marraine, Marie-Geneviève de Vassan, marquise de Mirabeau, représentée par Juge de Laubanie. »

     

    • Histoire civile

    Le 14 mars 1679, le P. Boniface, prieur des Augustins de Limoges, prononçait dans l’église de Champagnac l’oraison funèbre de messire Yrieix Chouly de Permangle, gouverneur de la ville de Limoges, véritable type du héros chrétien. L’orateur parlait devant Charles-Joseph de Ferrières marquis de Sauvebœuf, neveu du défunt. Ce dernier, qui habitait le château de Brie, avait épousé dans cette même église, en 1673, Thérèse Chouly de Permangle, qui mourut en 1737 et fut aussi inhumée dans celle église.

    Erminsinde, fille du seigneur de Champagnac, épousa Aymeric II, vicomte de Rochechouart, et leur fils Hildegaire, qui fut seigneur de Champagnac à cause de sa mère, vivait en 1094 et 1100. Plus tard, on trouve, en 1655, Yrieix Chouly, chevalier, qui était seigneur de Monchasty et Permangle de son chef, de Puymoreau par sa femme, de Brie et Champagnac par acquisition.

    Chouly porte d’azur à la fasce d’argent surmontée de trois fleurs de pavot de même et une feuille de châtaignier d’or en pointe. Ses héritiers conservèrent le titre de seigneurs de Brie et Champagnac. 


    • Lieux-dits

    Les villages de cette commune sont :
    Beaubaty ou Bos-Baty.

    Bethoule (La). — Des éclats de silex et une hache néolitique trouvés en lieu prouvent qu’il était habité à l’époque gauloise. Des briques et des tessons de vases de toutes dimensions indiquent qu’il en était de même à l’époque romaine. Aujourd’hui, il n’y a qu’une seule maison construite de nos jours.

    Boissonnie (La), alias La Boissière ou La Bossière. — Une chapelle rurale, dédiée à saint Roch, existait en ce lieu au XVIIIe siècle. Le curé de Champagnac fut autorisé en 1822 à y célébrer chaque année les deux messes que demandaient les habitants de ce village.

    Bos-du-Mas (Le), alias Brise-Bois.
    Braconnerie (La).

    Brie. — Guillaume de Boschaud ou Bouschaud, damoiseau, seigneur de Brie-le-Vieux, vivait en 1308. Jean Boschaud de Brie, écuyer et conseiller du prince d’Albret, capitaine des forteresses de Châlus et Courbefy en 1484, obtint de Jean, vicomte de Rochechouart, l’autorisation de bâtir au lieu noble de Brie une maison forte de tours, tourelles, créneaux, mâchicoulis, pont-levis, fossés, etc. Cette autorisation lui fut confirmée, le 11 décembre 1500, par François de Rochechouart. Ce château fut terminé en 1525.
    Les armes des Bouschaud de Brie sont d’or au lion d’azur, lampassé et couronné de gueules, sur une terrasse de sinople mouvant de la pointe. La branche aînée de la famille Bouschaud s’éteignit en 1574, et la terre et baronnie de Brie passa au seigneur de Neuvillars.

    Brie fut acheté en 1657 par Yrieix de Chouly Permangle, époux d’Anne de Saint-Mathieu. Ils ne laissèrent pas d’enfants et eurent pour héritiers Yrieix-Julien de Permangle et AnneThérèse de Permangle, leurs neveu et nièce. Cette dernière épousa, par contrat passé an château de Brie le 16 janvier 1678, Charles de Ferrière, marquis de Sauvebœuf. De Ferrières porte de gueules au pal d’argent, accompagné de dix billettes du même mises en orle, ou à la bordure denticulée d’argent.

    Anne-Thérèse de Ferrières, marquise de Sauvebœuf, baronne de Pierrebuffière, fille des précédents, épousa, le 1er février 1719, Charles, marquis de Vassan, qui porte d’azur au chevron d’or, accompagné de deux roses d’argent en chef et d’une coquille de même en pointe. Ils laissèrent une fille unique, Marie-Geneviève de Vassan, mariée le 11 mars 1743 à Victor de Riquetti, marquis de Mirabeau, dont les armes sont d’azur à une bande d’or accompagnée en chef d’une demi-fleur de lis de Florence, défaillante à droite de même, fleurie d’argent, et en pointe de trois roses aussi d’argent posées en bande.

    En 1791, tous les biens de la famille Mirabeau furent séquestrés et saisis ; ils furent vendus, le 27 décembre 1808, à l’audience des criées du tribunal de Rochechouart. M. Bouland, avocat à la Cour impériale de Paris, s’en rendit adjudicataire. En 1820, il entreprit la
    restauration du château détruit en 1793 et dont il ne restait que les murailles. Il a placé sur la porte d’entrée cette inscription gravée sur le granit : « Castellum Brie anno Domini 1484 oedificatum, anno 1793 vastatum, anno 1845 cura et opere Stephani V. Bouland restitutum. »

    Brise-Bois, alias Bos-du-Mas.
    Champs (Les).
    Chez-l’Ane. 
    Chapelières (Les).
    Chez-Chatinaud.
    Chez-Soulas.
    Étang (L’).
    Favinie (La).
    Font-du-Loup (La).
    Genêts (Les).
    Giroux.
    Got-du-Maret.
    Grange-Neuve.
    Grateloube.
    Jarrosses (Les).
    Jaurie (La).
    Judie (La) est probablement le berceau de la famille de La Judie.
    Lacaux ou Lascaux.
    Lachaud.
    Lande-de-Lachaud.
    Landette (La).
    Loges (Les).
    Loutre.
    Maisonniau (Le). — On y a trouvé des substructions et des tuiles romaines.
    Martinie (La).
    Mazet (Le).
    Meilhaudou.

    Mondoux (Les). — En 1309, Jean de Lobestour, chanoine de Saint-Yrieix achète de noble Bernard Guillemin un mas appelé de la Jugie, paroisse de Champagnac, et le mas du Mondou. Une forge, construite vers la fin du XVIIe siècle, a été détruite par une inondation en 1818. François Judde, écuyer, seigneur de La Rivière, l’avait achetée en 1770 de Victor Riquetti de Mirabeau Negrelat. Permangle, à la famille Chouly de Permangle, dont les armes sont d’azur à la fasce d’argent surmontée de trois fleurs de pavot de même, et une feuille de châtaignier d’or en pointe.

    Poteau (Le).

    Pouge (La). — L’ordre de Malte possédait à La Pouge, en 1617, une chapelle qui, à cette date, tombait en ruine.

    Puy (Le), où existe un souterrain-refuge de l’époque gallo-romaine. 

    Puy-de-la-Faye.
    Règle (La).

    Rivière (La). — Le manoir de La Rivière date de la fin du XVIe siècle, Il était habité par Léonard Judde, seigneur de La Rivière, époux de Jacquette Rempnoux. Leur fils, François Judde de La Rivière, l’habitait en 1727. François, fils de ce dernier est qualifié écuyer, sieur de La Judie, seigneur de La Rivière. [Il] était mort avant 1773 et avait donné une grande importance aux forges de La Rivière. Judde de La Rivière porte d’azur au lion d’or, semé de billettes de même.

    Une magnifique tréfilerie a remplacé cette forge de La Rivière. En 1836, M. Bouillon, ingénieur mécanicien, qui en est propriétaire, a aussi fait bâtir un joli château sur une hauteur près de l’usine.

    Rochet (Le). — Au delà de ce village sur les limites de la commune de Champsac, existait un tumulus qui a été détruit en labourant la terre où il était. 

    Salesse (La), où l’on trouve des briques de l’époque romaine.

    Tamisac.
    Valade (La).
    Vauperie (La).
    Vialle (La). — Souterrain-refuge découvert en 1889.

    Source : Dictionnaire historique et géographique de la Haute-Vienne, de l'Abbé André Lecler (1834-1920) - Archives 87 

  • Champsac

    CHAMPSAC, chef-lieu de commune du canton d’Oradour-sur-Vayres, a 2 593 hectares d’étendue et 1 558 habitants. Son altitude au-dessus de la mer est de 293 mètres vers sa limite nord et de 402 mètres à son extrémité sud.
     

    • Histoire ecclésiastique

    Champsac était une cure de l’ancien archiprêtré de Nontron, ayant pour fête patronale la Décollation de saint Jean. Vers la fin du XVIIIe siècle, elle avait 1 400 communiants (environ 1 867 habitants). L’évêque de Limoges y a toujours nommé les curés ; on trouve des nominations faites par lui depuis 1500 jusqu’à la révolution.

    Voici ceux dont le nom est connu :
    - Nicolas du Puy-Faucon, mourut en 1341.
    - Martial de Mons, avant 1540.
    - François de La Roche prit possession en 1555.
    - Jean Texier, qui fut ensuite chanoine de la cathédrale, 1573.
    - François de Brie, docteur en théologie, 1628-1640.
    – N… Pinot, 1663.
    - N. Nadaud, 1671.
    - Léonard Descordes, 1671-1692.
    - Jean des Ternes de Cheyrade, docteur en théologie, 1692, mourut en 1731.
    - Pierre de Laplaigne, 1731-1756.
    – N… Robert, 1756.
    - Joseph Gérald, 1757-1763.
    - Jacques Cosse, 1763-1787.
    - François Caudeix de La Borderie, le 9 juin 1787.
    - Martial Lemaçon, le 15 septembre 1787. Il subit la déportation en Espagne. Pendant son absence, et après la Terreur, Jean-Baptiste Massaloux, son vicaire, remplit les fonctions curiales du 17 mai 1795 au 20 septembre 1797. Rentré à Champsac au Concordat, Martial Lemaçon en fut de nouveau nommé curé et mourut en 1806.
    - Pierre Jacquet, le 1er août 1806.
    - Jean-Baptiste Labrousse de Brogniat, le 1er octobre 1806.
    - Léonard Germain, 1810-1813.
    - Pierre Jacquet, 1813-1825.
    - François Juge, 1825-1837.
    - Léonard Larue, 1837-1849.
    - Jean Chrysosthôme Lacouchie, 1849-1862.
    - Antoine Lecler, 1862-1885.
    - Jean Martin Petit, 1885.

    L’église de Champsac, mesurée intérieurement, a 27 mètres de long sur 6 mètres 50 de large ; c’est une construction romane qui a été réparée à plusieurs époques et en particulier en 1628-1646, dates que l’on trouve sur les portes. Le clocher en pierres qui se dressait autrefois sur le transept, a été démoli et remplacé, en 1850, par un en bois à l’extrémité de la nef.

    La cloche porte cette inscription : « Sancte Johannes Baptista et Sancte Fiacri, orate pro nobis. - A été parrain François Coustin, chevalier, seigneur du Mas-Nadaut ; marraine demoiselle Yzabeau de Camain, épouse de Jean de Brie, écuyer, sieur de Mateguerre. Estant sindics, Me  Jean Nadaut, nre, et Mre Jacques Buisson, cordonnier, Mre Barbe nre royal. -Noble messire François de Brie, docteur en théologie, curé. L’an de grâce 1628. - Pierre Charpentier m’a faicte. » . Sur une autre petite cloche hors de service on lit, en lettres gothiques « Ave Maria. »

    L’église de Champsac en possédait une autre qui lui a été prise pendant la Révolution. Les registres paroissiaux nous la font connaître par cette note : « Dans le présent mois de septembre 1751, nous avons fait fondre et refaire la seconde cloche de notre église de Champsac. Le parrain a été Mre Louis de Beaupoil de Ste Aulaire. seigneur de Gorre, et marraine demoiselle Marie de Beaupoil de Ste Aulaire, sa fille. Je, curé soussigné, ai fait la bénédiction de ladite cloche, le 10 du mois et an que dessus. Elle pèse environ neuf quintaux. Laplaigne, curé de Champsac. »

    Le 16 juillet 1587, Marguerite de La Rochefoucauld, veuve de Claude de Bourbon-Busset, comte de Châlus, etc., fit marché avec François Limousin, peintre de la ville de Limoges, « pour peintrer ès-églises de Lageyrac, Doumazac, La Chapelle-Montbrandeix, Champsac et Pageas, une ceinture au dehors et au dedans des temples desdites églises avec les armes dudit seigneur. » . 

    Ces armes sont d’azur à trois fleurs de lis d’or, au bâton de gueules péri en bande ; au chef de Jérusalem qui est d’argent, à la croix potencée d’or cantonnée de quatre croisettes de même.

    Le presbytère de Champsac fut vendu comme bien national le 17 thermidor an IV (4 août 1796), pour la somme de 1 800 francs. (Archives de la Haute-Vienne, Q 151.). En 1274, il y avait à Champsac, une infirmerie de lépreux.

     

    • Lieux-dits

    On trouve dans cette commune les villages suivants :
    Bas Bady.
    Boussilles (Les).
    Bramefort.
    Branchie (La).

    Chandos ou Chandeau. — Martial Nadaud, écuyer, né au château de Champsac en 1558, est dit seigneur de Champsac et de Champdose (probablement Chandos). Son fils Jacques laissa de la postérité, représentée à Champsac jusqu’en 1776.

    Chez Brisebois.
    Chez Elie.
    Clarétis (Les).

    Courrière (La). — Près de ce village, à 300 mètres du bourg, une petite chapelle carrée, d’une construction simple a été bâtie en 1532, en l’honneur de saint Roch, par une dame propriétaire du lieu de La Courrière, en exécution d’un vœu qu’elle avait fait pour obtenir, par l’intercession de ce saint, la guerison de tout le bétail de ses domaines, au moment où une maladie contagieuse sévissait dans le pays.

    Croix (La). 
    Cros.
    Curmont.
    Dougneix (Le).
    Gabillou.
    Gorce (La).
    Jouandoux (Les).

    Jouveaux. — On appelle « Mottes de Jouveaux », deux tumulus éloignés l’un de l’autre de 58 mètres. Le premier est dans la commune de Champagnac ; il a été détruit en labourant la terre où il se trouvait. Le second est dans la commune de Champsac ; il a été fouillé en 1889. On y a recueilli un très beau vase fait au tour, un coutelas très oxydé, une grande fibule, des clous en fer et un clou en bronze.

    Grateloube. — On signale dans ce village un souterrain refuge.
    Graullier.
    Judie (La).
    Lande (La).
    Lande de Chandos, alias Chez-Ligat.
    Landou (Le).
    Lépine.
    Lussac.
    Maissonneuve.
    Mas du Puy.
    Maurie (La).
    Messac.
    Monnerie (La).
    Moulin du Cros.
    Moulin du Sage.
    Nailhac.
    Parade (La), alias Paradis.
    Petavigne (La).
    Plaisance.
    Pradelles.
    Pressouéras.
    Roche (La).
    Soude-Vieille.
    Therme (Le).
    Verdier (Le).
    Vergnole (La). 
    Vigne (La). 

    Source : Dictionnaire historique et géographique de la Haute-Vienne, de l'Abbé André Lecler (1834-1920) - Archives 87

  • Dournazac

    DOURNAZAC est un chef-lieu de commune dans le canton de Saint-Mathieu, qui a une superficie de 3 780 hectares, et 2 503 habitants ; son altitude est de 291 mètres au-dessus du niveau de la mer, à sa limite sud, sur la rive de la Dronne, mais elle s’élève à sa limite nord, au Puyconnieux, jusqu’à 496 mètres.
     

    • Histoire ecclésiastique

    Dournazac est une cure qui était dans l’ancien archiprêtré de Nontron ; elle avait pour fête patronale la translation de saint Sulpice de Bourges que l’on célébrait le 27 août. Vers la fin du XVIIIe siècle on y comptait 1 080 communiants, ce qui indique environ 1 440 habitants. Le cheflieu de la paroisse est indiqué comme prieuré en 1333 et 1335. Les curés de Dournazac, en 1440, étaient nommés par l’abbé de la Couronne ; lorsque cette abbaye fut unie au collège de Clermont de la Compagnie de Jésus à Paris, ce fut le recteur de ce collège qui fit les nommations en 1640, 1653. Après l’union d’Altavaux au collège des Jésuites de Limoges, le recteur de ce collège exerça ce droit de nomination en 1665.

    Enfin après la suppression des Jésuites en 1763, ce fut l’évêque de Limoges. Eymeric Danniel est curé de Dournazac à la fin du XIIe siecle.
    - Frère Gérald en 1333.
    - Guy de Montbrun, fut longtemps curé de Dournazac, avant d’être élu évêque de Condom en 1458.
    - François Logerys, résigna, en 1556, au suivant.
    - Pierre Boylard, curé en 1556.
    - Jean Garreau 1618-1629.
    - Jean Texandier ou Dexandier jusqu’en 1652.
    - Gabriel Ruben, nommé en 1652.
    - Jean Parisien 1664.
    - François de Chabannes, 1665, 1686,
    - Jean Mornay 1691.
    – N… Peyraud 1694.
    - François Moustier 1700-1734.
    - Pierre Taraud, jusqu’en 1763.
    - Jean François Vidaud 1763-1774.
    - N… Meytadier 1784.
    - Louis-Jean-Baptiste Cosse 1784, subit la déportation en Espagne, revint à Dournazac en 1802, et mourut en 1818.
    - Louis-Léonard Legros, nommé en 1818.
    - Pierre-Némorin Hugonneau-Beaufet nommé en 1871.
    – Elie Bonnet en 1892.
    – Désiré Moex en 1897.
    - Barthélémy Joly en 1907.

    L’église est une construction romane du XIIe  siècle, elle est formée d’une seule nef, et d’une abside voûtée en coquille accompagnée de deux absidioles. Au milieu du transept se trouve une coupole que surmonte un clocher de forme carrée, ayant sur chaque face au premier étage des arcades simulées et au second deux baies assez étroites.

    Deux cloches existent dans ce clocher ; on lit sur une cette inscription : « Louis Léonard Legros, curé de Dournazac 1828. - Auguste Martin, fondeur, Guyot Victor. » Elle pèse 144 kilos, et en a remplacé une sur laquelle était l’inscription suivante : « Sancte Sulpici, ora pro nobis. - J. Garreau, parrin et M. de L. marine. - L’an M Vc IIIIXX XVIII. »

    L’autre cloche porte cette inscription : « L’an 1843. - Bénite par Louis-Léonard Legros, curé de la paroisse. Mon parrain est M. Léonard-Salomon Chatenet, maire et notaire à Dournazac, et marraine Mme Duverneuil, née Lamonerie Marguerite. M. Martin LagardeDesbordes, adjoint. - J.-B. Causard, fondeur. - Prosper de Tournefort Lemovicensis episcopus. » Cette cloche qui pèse 712 kilos, a été fondue avec le métal d’une autre sur laquelle on lisait : « Ad laudem
    omnipotentis Dei, beatissima Virginis Mariae et sancti Sulpitii. Patrinus fuit Iohannes de Compniac, dominus de Maulmont, matrina domina Magdalena de Bermondet comes de Busset
    , F. M. G. Fecit Barau, 1721. »
    Les trois initiales ci-dessus désignent très probablement le curé : Franciscus Moustier capelanus.

    En 1569, les troupes calvinistes qui passèrent à Dournazac pillèrent l’église et en détruisirent la couverture. Le 16 juillet 1588 Marguerite de La Rochefoucauld, veuve de Claude de Bourbon, comte de Busset, seigneur de Châlus, fait marché avec François Limousin, peintre de la ville de Limoges, « pour peinter ès églises de Lageyrac, Dournazac, La Chapelle-Montbrandeix, Champsac et
    Pageas, une ceinture au dehors et au dedans des temples des dites églises, avec les armes dudit seigneur. » 


    Le 27 août 1653 « fut établie, en l’église paroissiale de Saint Sulpice de Dournazac, la frairie du bienheureux saint Sulpice et nommé le premier frère de ladite frairie pour l’année advenir, que l’on comptait 1654, Léonard de Fayolle, fils à Aymeric, sieur de Puy-Roby. »

    Une chapelle dédiée à Saint Martin, placée en dehors de l’église, dans le petit cimetière existait à Dournazac en 1701. Il y en avait une autre, en 1659, dans le grand cimetière ; elle était sous le vocable de Notre-Dame de Pitié.

     

    • Histoire civile

    La paroisse de Dournazac a toujours été du diocèse de Limoges et en Limousin, mais pour l’administration de la justice son territoire était divisé en deux parties. Le bourg avec la plus grande partie de la paroisse Altavau, Bussière-l’Epine, Le Bost, Chanteloube, Chaumeix, Le Grand Clos, Dournadille, L’Eraudie, Fargeas, Ferrasse, La Guernaudie, Le Lac, Longe-Aigue, Mas-du-Loup, Montchaty, Puy-Roby, La Rougerie, La Vergne, Vigneras, étaient du ressort du sénéchal de Limoges et du Parlement de Bordeaux.

    La partie ouest du territoire avec Arrivaud, Bussière-Montbrun, Bord, Le Désert, L’Echanie, Le Genest, Le Lac, Laterie, Mappas, Montbrun, Puy-Conieux, Les Sauvages, La Soupèze, Viallebesoin, étaient du ressort du sénéchal de Montmorillon en Poitou, et du
    Parlement de Paris.

     

    • Lieux-dits

    Les villages de cette commune sont :

    Altavaux, que l’on nomme aujourd’hui Tavaux (Prieuré de Notre Dame d’), Beata Mariae de Altis vallibus, fut fondé en 1178, par Aymeric Brun, seigneur de Montbrun, sur la rive de la Dronne. Il y établit des religieux augustins de l’abbaye de la Couronne, qui en prirent définitivement possession le 23 août 1180. Jean de Veyrac, évêque de Limoges, consacra leur église le 5 octobre 1208. C’est dans cette église que les seigneurs de Montbrun avaient leurs tombeaux.

    En 1569 les calvinistes de l’armée de Coligny pillèrent et incendièrent ce monastère, qui ne se releva jamais complètement de cette ruine, et par décret du 13 août 1605, il fut uni au collège des Jésuites de Limoges ; le pape confirma cette union par bulle du 3 avril 1608. Aujourd’hui il reste à peine quelques bâtiments de cet ancien monastère, et la solitude y règne sur les rives sauvages de la Dronne. 

    Ont été prieur d’Altavaux :
    Guillaume Dinsel, 1181.
    – Pierre 1182.
    – Gombaud, vers 1182.
    – Gérald après 1182.
    – Arnaud de Clermont, vers 1200.
    – Hugues d’Aubeterre 1250.
    - Pierre de Saint-Macaire 1253.
    – Bernard 1256.
    – Arnauld 1256-1266.
    – Étienne 1270.
    – Aymeric de Bussière 1300-1310.
    – Pierre Brun 1314-1328.
    – Geoffroy, 1339-1385.
    – Raymond de Villars, 1424.
    – Ademard Ceret, 1458.
    – Adémar Gaye, 1463-1464.
    – G. de Montbrun 1501-1513.
    – Geoffroy de Montbrun, 1529.
    – Jean de Laromagière, 1536.
    – N. Minut. – Pierre Noaillac, 1563.
    – Pierre Deschamps, 1573.
    – Jean Charretier, 1579-1584.
    – Michel Augereau, 1585-1605.

    Arrivaud.
    Bèges (Les).
    Bessières (Les).
    Bussière l’Epine. — Pierre du Garreau en était seigneur en 1689. 
    Bussière Montbrun. — Des ruines de constructions romaines couvrent un espace de cent mètres carrés pris de ce village.
    Bort.
    Bost (Le).

    Brive (La). L’habitation qui portait le nom n’existe plus ; elle était à l’Ouest de la Goudonie. 

    Chadeau (Le). — Pierre de Casali ou du Chadeau appelé aussi Pellegrin, damoiseau, vivait en 1349. Le château du Chadeau, qui était près de celui de Montbrun, ne conserve qu’une de ses tours. Dans la cour est l’entrée d’un souterrain gallo-romain qui s’étend en forme de croix de vingt mètres environ. En 1876 on a trouvé une hache en silex, en faisant la route près de son entrée.

    Chanteloube, dont une partie est de la commune de Châlus.
    Chaumeix.
    Chaumeix (Moulin de), sur la Dronne.
    Chaumes (Les).
    Clos (Le).
    Grands Clos (Les).
    Croix-du-Bac (La) dont une partie est de la commune de La Chapelle-Monbrandeix.
    Chez-David.
    Désert (Le).
    Dournadille. — Sur les hauteurs qui dominent ce lieu au sud-ouest, se trouve le camp de la Rue, vastes retranchements qui occupent tout le sommet de la montagne.
    Echanie (L’).
    Eraudie (L’).
    Fargeas.
    Fantaisies (Les).
    Feuvas, ancienne forge, sur la Dronne.

    Ferrasse. — Entre ce village et celui de Laterie existe un des plus vastes camps retranchés et le mieux conservé. De forme ovale, il mesure près de 200 mètres dans son grand diamètre. Il est protégé dans toute sa circonférence par un escarpement de cinq mètres de hauteur. Une seconde redoute, élevée encore de cinq mètres, se trouve au centre de la première. Les bois taillés qui couvrent ce sommet ont contribué à la conservation de ce camp qui est de l’époque gauloise et que l’on nomme les Rudelles.

    Gane (La Grande et Petite).
    Gareille (La).
    Garnandie (La).
    Goudonie (La). — Jean de Laumonerie, sieur de La Goudonie, épousa en 1659 Françoise de Maumont, demoiselle du Chadaud. François Rouchaud, écuyer, seigneur de La Goudonie en 1681, portait pour armes d’or au lion d’azur, lampassé et couronné de gueules, sur une terrasse de sinople mouvant de la pointe.
    Genêt (Le). 
    Gouhaut.
    Lac (Le).
    Petit Lac (Le).
    Lachaud.

    Lambertie. — Le château de Lambertie, berceau de la famille de ce nom, construit au XIIe  siècle, à l’extrémité d’un plateau dominant la Dronne, était placé sur la limite même du Limousin et du Périgord, de telle sorte « qu’un acte passé dans son enceinte était soumis à une coutume différente suivant qu’il avait été fait dans une tour ou dans une autre. » Il fut pris et brûlé par les Anglais sous le règne de Charles VI. Pierre de Lambertie le reconstruisit un peu plus au nord, où il est aujourd’hui. De nouveau dévasté en 1569, par les troupes calvinistes de Coligny, il fut immédiatement réparé et agrandi.

    Ce château forme un quadrilatère avec une grosse tour à chaque angle. On y pénètre par un portail ouvert au nord dans le mur d’enceinte ; il est précédé d’un pont levis jeté sur le fossé qui l’entoure. À l’extinction de la branche aînée de la maison de Lambertie en 1712, la terre et le château passèrent, par droit de succession, dans les familles d’Aydie de Ribérac, de Chabans de Richemont, de Grand de Bellussière. Ils furent acquis, en 1828, par le marquis Bermondet de Cromières. C’est aux héritiers de ce dernier que le marquis de Lambertie de Cons-laGrandville les a achetés par contrat du 9 novembre 1875.

    Pendant le XVIIIe siècle le château de Lambertie ne fut plus habité que par des fermiers ou des régisseurs : faute de réparations il ne tarda pas à tomber en ruine Cette ruine était complète à la fin de la Révolution. Le nouveau propriétaire l’a fait reconstruire ; son
    ornementation architecturale est vraiment remarquable, et ses nombreuses tours et tourelles contribuent à le rendre un des plus intéressants de toute la contrée. Les armes de la famille de Lambertie sont d’azur à deux chevrons d’or.

    Lartige.
    Laterie — Un château fort existait en ce lieu au XIIe siècle François de Barbières, fils d’Aymeric et de Marie de Maumont, était sieur de Laterie en 1570 ses armes sont d’argent, à trois merlettes de sable, au chef d’azur chargé de trois étoiles d’or. Jean de Maumont, écuyer époux de Marguerite du Garreau, était seigneur de Laterie avant 1650. Maumont porte d’azur au sautoir d’or accompagné de quatre tours d’argent.

    Longeaigue.
    Mappas.
    Mas du Bost, ancienne forge sur la Dronne.
    Mas-du-Loup, alias Mardalou. — François de David de Lastours en épousant en 1685 Renée du Bouschaud de Mardaloup, devint propriétaire de ce lieu. Ses armes sont d’or à trois coquilles du Saint Jacques de sinople. Ce lieu est passé par droit d’héritage dans la famille de Maumont.

    Masnaud.
    Monchaty, Jacques de Chouly, écuyer, seigneur de Monchaty, Brie et Permangle, mort à l’âge de 75 ans, fut enterré dans l’église de Dournazac le 4 avril 1687. Ses armes sont d’azur à la fasce d’argent, surmontée de trois fleurs de pavot de même et une feuille de châtaignier d’or en pointe.
    Monnerie (La), alias Laumônerie. 

    Montbrun. — Ce lieu portait le nom de Trados lorsque Aymeric Brun y construisit son château en 1179. Ses descendants, qui prirent plus tard le nom de Montbrun, s’y succédèrent jusqu’à Elisabeth de Montbrun, qui en 1510, épousa Ponthus d’Estuer et lui porta la terre de Montbrun. Les armes de la famille d’Estuer sont d’argent au sautoir de gueules, et celles de la famille Brun ou Montbrun, d’azur à la croix d’or.

    Louis d’Estuer de Caussade, vendit en 1598 la baronnie de Montbrun à François de Lambertie. Marie de Lambertie, qui épousa en 1691 Hubert de Choiseuil, mourut sans enfants. Ses armes sont d’azur à deux chevrons d’or, et celles de son mari d’azur à la croix d’or cantonnée de vingt billettes du même, cinq en cinq en sautoir à chaque canton.

    Jean de Campniac, par droit de succession devint propriétaire de Montbrun. Ses armes sont d’argent à trois ancres d’azur. Marie de Campniac épousa en 1746, dans la chapelle du château de Montbrun, Alexis de Conan, dont les armes sont d’argent à trois roses de gueules. Alexis de Conan, leur petits fils fut le dernier seigneur de Montbrun.

    Pendant la Révolution, à l’instigation des représentants du peuple Brival et Borie (arrêté du 8 nivôse an II) le château fu pillé et dévasté. Les riches et précieuses archives qui y étaient conservées furent brûlées au milieu de la cour. La propriété fut divisée en plusieurs lots et vendue nationalement. Le lot contenant les restes du château fut acquit par M. Laumônerie.

    Le château construit par Aymeric Brun en 1179 était un vaste carré de quarante mètres de côté, avec une tour aussi de forme carrée à chacun de ses angles. Il en existe encore une qui mesure cent cinq pieds d’élévation, et à son sommet on voyait, avant les dernières réparations, son ancienne couronne de mâchicoulis et de créneaux, qui permettait de juger avec quelle hardiesse et quelle solidité ils avaient été placés à une semblable hauteur. À l’extérieur, deux contreforts plats l’appuyant sur chaque face dans toute sa longueur se relient au sommet en formant deux arcades plein cintre. Une fenêtre géminée la décore dans sa partie supérieure. Cette tour a six mètres vingt centimètres du côté. L’épaisseur de ses murs est de un mètre trente-trois centimètres. Plusieurs autres donjons de notre province ont été construits d’après ce modèle, ce sont ceux de Courbefy, du Chalard, de Lastours, d’Aixe, etc.

    Le château de Montbrun, qui était la forteresse la plus considérable de la contrée, tomba au pouvoir des Anglais. Un texte de l’époque nous apprend qu’Arnoul d’Andrehem, lieutenant pour le roi « es pays d’entre Loire et Dordogne » le prit sur les Anglais à la fin de l’année 1352 ou au commencement de 1353.

    Pierre de Montbrun, qui fut d’abord moine bénédictin, et abbé de Saint-Augustin de Limoges en 1413, puis évêque de ce diocèse de 1427 à 1456, reconstruisit le château qu’Aymeric Brun avait bâti en 1179, il conserva de ce dernier la tour carrée décrite cidessus, et l’entoura d’une tour ronde montant environ à la moitié de sa hauteur. Son plan fut a peu près le même que celui du premier château, mais ce sont des tours rondes qui occupent chacun de ses angles. Leur diamètre intérieur est de douze mètres.
    Ce second château, au XVIe siècle, eut aussi à souffrir des ravages des protestants, mais il fut habité jusqu’à la Révolution, comme il est dit plus haut.

    De nos jours MM. de Labonne l’ont fait sortir de ses ruines, et remis à peu près dans l’état où l’avait laissé l’évêque Pierre de Montbrun. Une petite chapelle, sous le vocable de Saint André, avait été construite avec le premier château et près de ses murs ; elle existe encore en partie. De plus on trouve que Jean de Montbrun, dans un acte du 13 août 1509, déclare qu’il a fait construire avec la permission de l’évêque, dans sa ville de Montbrun, une chapelle dédiée à la Sainte Trinité, et qu’il y a fondé une vicairie perpétuelle. Le vicaire sera tenu, à la fin de chaque messe acquittée, d’aller en l’église de Saint-André dire une absoute sur le tombeau où repose son épouse Jacquette de Bourdeilles.

    C’est cette dernière chapelle, dédiée à la Sainte Trinité, qui a quelquefois été qualifiée cure de Montbrun. Aujourd’hui il n’en reste rien. Mourillon, ou Chez-Mourillon. — Au-dessus de ce village, sur un plateau qui est à 247 mètres d’altitude, existe un camp retranché qui, sur les trois quarts de sa circonférence, est formé par l’escarpement du coteau. Du côté où il est accessible, on a élevé un fort rempart de terre.

    Grand-Puy-Conieux (Le). — Le sommet, qui est à 496 mètres d’altitude, a servi de point de repaire lors de la grande triangulation de Cassini, et plus tard aux officiers de l’État-Major qui dressaient la carte de France en 1845. Ce lieu était habité à l’époque romaine, comme le prouvent les nombreux débris de tuiles et de poterie qu’on y trouve.

    Petit-Puy-Conieux (Le).
    Pierre-Blanche.
    Puy-Grêle.
    Puy Roby, dont était seigneur, en 1654, Aymeric de Fayolles.
    Rougerie (La).
    Rudelles (Les), dont il est parlé ci-dessus, article Ferrasse.
    Sauvages (Les), fief que possédait la famille de Lambertie, à la suite d’une  alliance avec la famille des Cars. Ses batiments, près le château de Lambertie, sont ruinés.

    Soupèze (La).
    Tavaux, nom par lequel on désigne souvent Altavaux.
    Tavaux, ancienne forge sur la Dronne.
    Trenie.
    Grande Vergne (La).
    Petite Vergne (La).
    Viallebesoin.
    Vigneras. — François de Barbièyes, habitant Vigneras, demande, par son testament du 14 mars 1583, à être enterré dans l’église de Dournazac, où est le tombeau de ses prédécesseurs. Jean Roux, écuyer, était seigneur de Vigneras en 1702. Ses armes sont fascé d’argent et d’azur de six pièces, au chef d’azur à trois fleurs de lis d’or, et Jean de Gripière en 1787. 

    Source : Dictionnaire historique et géographique de la Haute-Vienne, de l'Abbé André Lecler (1834-1920) - Archives 87

  • Flavignac

    FLAVIGNAC est le chef-lieu d’une commune dans le canton de Châlus, dont la superficie est de 3 090 hectares et la population de 1 602 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 391 mètres.
     

    • Histoire ecclésiastique

    Flavignac était une cure dans l’ancien archiprêtré de La Meyze, dont la fête patronale était l’Assomption de la Sainte-Vierge. Jadis on avait fêté saint Martial. Au XVIIIe siècle il y avait 980 communiants (environ 1 307 habitants). On constate, depuis 1474, que les nominations des curés ont toujours été faites par l’évêque de Limoges.

    On rebâtissait ou réparait l’église en 1497. Elle avait été construite en 1084. Pierre de Loménie, prêtre licencié en décrets, chanoine de l’église de Limoges et curé de Dournazac, fondait le 8 avril 1506, dans l’église de Flavignac plusieurs vicairies, à l’autel de Notre Dame de Pitié.

    On a la liste de ses héritiers et successeurs qui y nommèrent des titulaires, depuis N… de Loménie en 1576. Le dernier titulaire fut - Jean-Baptiste-Auguste de Villoutreix de Faye, né au château de Faye le 3 novembre 1739, évêque d’Oloron en 1783, confesseur de la foi pendant la Révolution, qui fut obligé de fuir en Espagne, puis ensuite en Angleterre où il mourut au mois d’avril 1792.
    - Jean de Vausoubrane fonda aussi une vicairie à l’autel de Saint-Jean-Baptiste. Le curé de Flavignac y nommait un titulaire en 1558. Il y avait au cimetière de Flavignac, en 1689, une chapelle dédiée à saint Michel, sainte Anne et sainte Radegonde.
    - Jean de Saint-Fief était curé de Flavignac le 29 janvier 1494.
    - Christophe de Saint-Fief, chanoine de Saint Étienne, est curé des églises de Saint-Laurent-sur-Gorre et de Flavignac en 1512.
    - Jean de Bermondet est curé de Cussac et de Flavignac en 1519.
    - N… Rabilhac était curé de Flavignac en 1728 et 1746. Il baptisa le 4 novembre 1739 Jean-Baptiste-Auguste de Villemonteix de Faye, qui devint chancelier de l’Université de Toulouse, évêque d’Oloron, et confesseur de la foi pendant la Révolution.
    - N… Lascaux était curé en 1755 et 1769.
    – N… Lascaux en 1769 et 1775.
    - N… Delignac de Lavaud jusqu’en 1779.
    - Léonard Dussoubs 1779, qui subit la déportation pendant la Révolution.

    - Après le Concordat de 1801, la paroisse de Texon fut unie à celle de Flavignac. Pierre Daudet en fut nommé curé en 1803.
    - Léonard de Loménie en 1818.
    - Jean Dumazaubrun en était curé en 1834.
    - Charles Delarbre en 1840 et 1844.
    - Jean Bénassy fut nommé en 1846.
    - Victor Bouchardy en 1887.
    - Alexis Berger en 1910.

    Le presbytère de Flavignac fut vendu, comme propriété nationale, le 12 thermidor an IV (30 juillet 1796) aux sieurs Démoulin, Maumy et Deloménye, pour la somme de 1 652 francs (Archives de la Haute-Vienne, Q 148, n° 210).

     

    • Histoire civile

    Flavignac, à une époque reculée, semble avoir été une localité importante, car dans les premières années du IXe  siècle, il était le chef-lieu d’une vicairie ou circonscription territoriale, que les chartes de l’époque nomment Vicaria flaviniacensis.
     

    • Lieux-dits

    Les villages de la commune de Flavignac sont
    Bastide (La).
    Beau-Soleil.
    Borde (Moulin de La).
    Brelodie.
    Briat.
    Brouillet.
    Buisson (Le).
    Busserolles.
    Chavannes (Les).
    Chazelas.
    Cheiraux (Le).
    Chérou.
    Condamines (Les).
    Egoutieras.
    Etang (L’).
    Etyvagnac.
    Extrade.
    Eyneau (Moulin d’) ou Eveau.

    Faye (Château de). — Pierre de Loménie, chanoine de la cathédrale de Limoges, avait aussi fondé une vicairie dans la chapelle de Saint-Jean-Baptiste en 1506. Le 20 juin 1681, Pierre Deloménie, sieur de Faye, de Lambodie, de la Rebière et de Flavignac, fils de Guillaume Deloménie, conseiller et maître d’hôtel du roi, donnait aux religieux Augustins de Limoges, 286 ouvrages de sa riche bibliothèque. La famille de Loménie porte pour armes : d’or à l’arbre de sinople, brisé sur la racine d’un tourteau de sable, au chef d’azur chargé de trois losanges d’argent.

    La Faye, en 1348, avait une prévôté, sous le patronage de saint André, apôtre. Elle dépendait de l’abbé de Solignac, qui y nommait les prévôts en 1560, 1564, 1570.

    Grand-Clos (Le).
    Grolles (Moulin des).
    Houliette (L’).
    Lambaudie. — Jean Deloménie, seigneur de Faye en 1110, acquit Lambaudie en 1456. Une chapelle qui existait en ce lieu, était interdite vers la fin du XVIIIe siècle.
    Mas-Goudier (Le).
    Mene (Le).
    Mingoux (Moulin des).
    Mont-Cul.
    Monts (Les).
    Moulin-Neuf.
    Poignade.
    Puy-Renon.
    Rebérolles (Moulin de).
    Ribière (La).
    Sainte-Catherine-de-la-Chanabière. — Gautier de Pérusse, chevalier, seigneur des Cars, par son testament du 26 janvier 1455, donna pour bâtir une chapelle en ce lieu. Elle était dédiée à sainte Catherine et dépendait de Puybonnieux, commanderie des Templiers.
    Sessaguet.
    Sessat.
    Teceix (Le).
    Terrade (La).

    Texon, était une cure dans l’ancien archiprêtré de La Meyze, sous le patronage de saint Pierre-èsliens. Au XVIIIe siècle, il y avait 172 communiants (environ 222 habitants). L’évêque de Limoges y a toujours nommé les titulaires, comme on le voit par titres depuis 1561. 

    - N… de Loménie est dit prieur de Texon en 1738.
    - François Maillot était curé le 25 juin 1765.
    – N… Bordas en 1766, se démit en 1774.
    - Jean-Martial Cheyrou, nommé en 1774, subit la déportation pendant la Révolution.

    Depuis le Concordat de 1801, la paroisse de Texon est unie à celle de Flavignac. Le 18 messsidor an IV (6 juin 1796), l’église et le presbytère de Texon furent vendus comme propriété nationale, au sieur Audoin, pour la somme de 624 francs. (Archives de la Haute-Vienne, Q 147).

    Près de l’église, la pierre sur laquelle on pose les cercueils avant les cérémonies de l’inhumation, est un autel romain. C’est un bloc de granit, dont la face antérieure offre les insignes des sacrifices payens, tels qu’une tête de bœuf, le bâton augural, deux patères, etc. Sa hauteur est environ d’un mètre, la largeur et l’épaisseur de soixante centimètres.

    Tuilerie.
    Vidailly

    Source : Dictionnaire historique et géographique de la Haute-Vienne, de l'Abbé André Lecler (1834-1920) - Archives 87

  • Lavignac

    LAVIGNAC, chef lieu de commune dans le canton de Châlus, a 603 hectares d’étendue et 276 habitants. Son altitude au dessus du niveau de la mer est de 259 mètres près du bourg, et de 329 un peu plus au sud.
     

    • Histoire ecclésiastique

    Lavignac, dont, en 1221, on écrivait le nom Levinac, était une cure de l’ancien archiprêtré de La Meyze ; elle était sous le patronage de saint Pierre-ès-Liens. Au XVIIIe  siècle, on y comptait 240 communiants (environ 320 habitants). L’évêque de Limoges y a toujours nommé les curés, ce que montrent les titres depuis 1483 jusqu’à la Révolution.

    Pierre Desbordes avait fondé une vicairie dans l’église de Lavignac par acte du 17 septembre 1541, signé Puy-de-Nus. Elle fut spiritualisée le 17 septembre 1570. Les héritiers et plus proches parents du fondateur y nommaient les titulaires ; de 1570 à 1618, on trouve les nominations faites par un membre de la famille Desbordes.

    - N… Servientis mort curé de Ladignac en novembre 1764.
    – N… Lacoulerie avant le 5 juillet 1778.
    - Pierre Doudet nommé en juillet 1778, refusa le serment schismatique de la constitution civile du clergé ; il fut emprisonné puis déporté hors de France. Après dix ans d’exil et de souffrance en Espagne, il put rentrer en France et revint à Lavignac. Cette paroisse ayant été unie à celle de Flavignac, il en fut nommé curé en 1803, et y était encore au mois d’avril 1835.
    - Jean du Bouchaud du Mazaubrun, était curé de Lavignac en 1830.
    - Jean-Pierre-Isidore Duchamp-Lageneste, nommé le 24 septembre 1836, devint curé du Chalard le 1er octobre 1839.
    - Joseph Béchade, nommé le 29 octobre 1839.
    - Pierre du Burguet, le 10 décembre 1839.
    - Simon-Étienne, Martinet le 1er septembre 1843.
    - Martial Deglane le 9 décembre 1845.
    - Joseph-Alexis Tausias, nommé en 1847, mourut le 17 septembre 1857.
    - Jean-Baptiste Junien, nommé en 1857.
    - Pierre Royer en 1870.
    - Laurent Lelong en 1875.
    - François Faugeron en 1887, jusqu’en 1891.

    La paroisse fut ensuite desservie par le curé de Saint-Martin-le-Vieux et ensuite par celui de Burgnac qui en sont voisins. Un autre prêtre natif de Lavignac eut à peu près le même sort que le curé de cette paroisse pendant la Révolution.

    C’est André Betoulle, né vers 1761. Il était religieux cordelier, conventuel à Toulouse, lorsque les persécuteurs du clergé le chassèrent de son couvent. Revenu dans sa famille à Lavignac, il fut bientôt emprisonné à Limoges pour refus de serment, les infirmités dont il était atteint ne permirent pas de le faire partir pour la déportation maritime. À la Visitation, où il était enfermé, il n’avait aucune ressource, et vivait uniquement « d’une livre et demi de pain qu’on lui donnait chaque jour, conformément au règlement de cette maison ». Le 13 février 1797, sur le rapport des officiers de santé, il fut autorisé à se retirer à Lavignac. Mais le 16 octobre suivant, il fut arrêté de nouveau et forcé de sortir de France. Il passa alors en Espagne où il resta jusqu’au Concordat, put ensuite rentrer en France, mais ne tarda pas à succomber, accablé d’infirmités.

    L’église de Lavignac possède des reliques venant des catacombes de Saint-Calixte, à Rome ; elles sont conservées dans une châsse en bois doré. Ce sont des os de saint Adéodat, saint Sévère et sainte Juconde.

     

    • Lieux-dits

    Les villages de la commune de Lavignac sont

    Age(L').
    Bordes (Les).
    Bost (Le).
    Farge (La).
    Peyrades (Les).
    Puydenus, est le lieu d’origine d’une famille de ce nom. Un de ses membres, né tout auprès, dans la commune de Beynac, est Jean de Puydenus, général des Dominicains, qui vivait à la fin du XIVe siècle et au commencement du XVe. Il joua un grand rôle au concile de Constance (1414-1418) qui mit fin au schisme d’Occident. La famille Puydenus existe toujours dans la contrée, et ce lieu a appartenu plus récemment à la famille Mandat. Jean Mandat, sieur de Puydenus, était lieutenant général à Limoges en 1686.

    Pendant la guerre avec les Anglais, après la rupture du traité de Brétigny, les forteresses et châteaux de Rochechouart, Châlucet, Courbefy et Châlus s’étaient mis sous les ordres du roi de France. En 1869, Jean Chandos vint attaquer Rochechouart, mais il fut battu et repoussé. « Le comte de Pembroke, pour venger cet insuccès vint à son tour ravager le pays. Le maréchal de Sancerre, Jean de Beuil et Louis de Saint-Julien, accourus du Poitou, tombèrent à l’improviste sur les Anglais, au moment où ils posaient leur camp au lieu de Puydenus. Dans un engagement sanglant plus de cent Anglais y furent mis à mort ».

    Rouxille (La). 

     

    Source : Dictionnaire historique et géographique de la Haute-Vienne, de l'Abbé André Lecler (1834-1920) - Archives 87

  • Les Cars

    LES CARS, chef-lieu de commune du canton de Châlus, qui a une superficie de 1 911 hectares et 883 habitants (recens. de 1906). Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 341 mètres près du bourg ; mais dans la forêt des Cars, qui couvre le sud de cette commune et une partie de celle de Bussière-Galant, elle s’élève jusqu’à 531 mètres. 
     

    • Histoire ecclésiastique

    Ramnulphe de Lastours, doyen du chapitre de Saint-Yrieix, donna au monastère de Saint Martial le village des Cars (de Cadris ou de Quadris) au XIe  siècle. Il en dépendait en 1097. Les moines ne tardèrent pas à y installer une chapelle, puis une prévôté qui existait en 1408 et 1429. Elle avait pour fête patronale la Nativité de la Sainte-Vierge, jadis sainte Madeleine. Elle fut unie à la cellererie de la cuisine de Saint-Martial, puis à la mense capitulaire, lors de la sécularisation du monastère en 1535.

    L’église paroissiale était une annexe de Flavignac dès 1530. Sa fête patronale était Sainte Croix, ou mieux la Nativité de la Sainte-Vierge, et jadis sainte Madeleine. Sur la fin du XVIIIe siècle on y comptait 880 communiants (environ 1 173 habitants). Les prédécesseurs de Gauthier de Pérusse, chevalier, seigneur des Cars, y avaient fondé une vicairie dont la guerre et les destructions qui la suivirent avaient empêché le service ; par son testament du 26 janvier 1455, il veut que ce service soit repris.

    Gauthier de Pérusse et son épouse, Anne de Montbrun, en fondèrent deux autres en 1531. Le titulaire de ce bénéfice était chargé de dire la messe au château des Cars, tous les dimanches et fêtes de l’année, excepté les fêtes annuelles et la patronale de l’église paroissiale. En 1771, un dominicain nommé Ribière, dit Faye, possédait ce bénéfice et résidait aux Cars. Jusqu’à la Révolution, les successeurs des fondateurs y nommaient les titulaires, C’était Claude de Caussade, comte de Lavauguyon, en 1604. Jacques Estuart de Caussade en 1622. Nicolas Stuart de Queylus, seigneur de Varaigne, en 1675 et 1714. Antoine-Paul-Jacques de Quelen de Caussade et des Cars en 1744 et 1766.

    Dans l’église paroissiale des Cars, le chœur et le transept paraissent dater du commencement du XIe  siècle. La nef qui se compose de trois travées et dont la voûte est ornée de nervures prismatiques, a été restaurée au XVe siècle. L’écusson de la famille des Cars était sculpté sur la clef de voûte et sur la porte d’entrée.

    On lit sur la cloche de cette église : « François, comte des Cars, marquis de Pransat, baron d’Aixe et de la Renaudie, comte de Saint-Bonnet, Saint-Ybard, La Roche-l’Abeille, Ortebise, Barest Lagon et autres places, parin. Marie-Françoise-Victoire de Verthamont, marquise des Cars, lieutenante-générale pour le roi au gouvernement du Haut et Bas-Limousin, mareine. F. Brun, curé. P. Jarry, F. Dubois, FA. (fabriciens ?) 1714. Marc Baraud, fondeur. »

    Cette église possède un reliquaire du XIIe  siècle fort remarquable. C’est une croix ornée de filigranes d’argent qui courent en légers rinceaux sur un fond de vermeil. Elle est enrichie de pierreries aux diverses couleurs : rubis, émeraudes et améthistes. Parmi les intailles qui la décorent, on remarque une tête d’impératrice et David jouant de la harpe. Le pied de cette croix est d’une date plus récente ; il porte d’un côté l’écusson des Cars : de gueules au pal de vair, et de l’autre mi-parti des Cars et de Bessey, d’azur à trois quintes feuilles d’argent. Ce sont les armes de Charles des Cars, qui avait épousé le 10 août 1587 Anne de Bessey.


    Les curés des Cars, depuis le Concordat, sont :
    - Léonard Dussoubs, qui avait été déporté pendant la Révolution, nommé en 1803.
    - Louis Léonard de Loménie, en 1811.
    - Jean-François-Thomas-Augustin Guillaumaud, en 1824.
    - N… Mergoux y était en 1829.
    - Joseph-Marie Lavialle, nommé en 1831.
    - Guillaume Thuiller en 1837.
    - Jean Reix, en 1844.
    - François Picaud en 1847.
    - Jacques-Emile Deschamps en 1851.
    - François Mabay en 1871.
    - Jean- Baptiste Moreau en 1883.
    - Louis Michelon en 1900.

    Il y a eu aux Cars un couvent de Minimes, fondé par Jacques, comte des Cars, chevalier des ordres du roi, etc., le 12 juillet 1612.

     

    • Histoire civile

    Le lieu des Cars était habité à l’époque romaine, comme le prouvent des restes de constructions de cette époque, qu’on y a découverts en 1875, à huit cents mètres du bourg, au lieu-dit Les Carillons.

    Un premier château y fut construit au XIIIe  siècle ; il en reste une petite tour ronde avec éperon, portant des meurtrières en forme de croix, et des caves sur lesquelles est bâtie une maison aujourd’hui sur le bord de la route. C’est à la fin du XVe siècle, au commencement du XVIe, que fut construit le second château aujourd’hui ruiné. Ses ruines ne peuvent pas donner une idée de l’ancienne splendeur de cette résidence, dont il ne reste que deux grosses tours à moitié démolies, quelques pans de murailles et des fossés en partie comblés. L’inventaire qui y fut [fait] le 6 novembre 1793 le dit « composé de cinq gros pavillons et de fossés. Tout autour une belle terrasse. Sur les quatre faces dudit château, quatre portes cochères aboutissant sur la terrasse ». 

    En 1778, le seigneur des Cars y fit faire beaucoup d’améliorations, et surtout d’immenses et superbes jardins qui étaient les plus beaux de toute la province. Au midi du château on voit encore les vastes écuries qui en dépendaient. Elles ont été construites au XVIe siècle et sont décorées d’élégantes mansardes à clochetons.

    Pendant trois siècles ce château a fait la fortune de la contrée, jusqu’au jour où la Révolution l’a détruit. Ces destructions n’ont jamais été profitables aux habitants du pays. Bien des fois on en a fait l’observation. « Avant la Révolution, deux communes voisines possédaient chacune un château dont elles portent encore le nom, habités, l’un par la famille de Lastours, l’autre par celle du duc des Cars. Le bien-être y régnait ; mais le souffle délétère de 93 vint à passer dessus ! Les hôtes furent chassés, leur habitation détruite. Les ruines seules restent, l’aisance a disparu, et ces deux communes, jadis prospères, sont les plus malheureuses du pays ».

    Le château des Cars était en la possession des Anglais en 1373. Ils y avaient établi une garnison, mais ils en furent chassés par le connétable Duguesclin. Plus tard, en 1569, l’amiral de Coligny le prit aussi. Les de Barri étaient seigneurs des Cars. Par un accord fait le 24 août 1354 entre noble dame Pétronille, veuve de Bertrand de Barri, chevalier, seigneur des Cars, et noble Ramnulphe de Pérusse, fils d’Audoin de Pérusse et dame Arzencio de Barri, Ramnulphe de Pérusse devint seigneur des Cars. Les armes des Pérusse des Cars sont : de gueules au pal de vair. 

    La châtellenie des Cars fut érigée en comté par lettre de Charles IX, entre 1560 et 1574. La maison des Cars est une des plus illustres du royaume ; elle a donné le jour à plusieurs maréchaux de France et à plusieurs secrétaires d’État. On remarque aussi parmi ses membres : Ramnulphe de Pérusse des Cars, élu évêque de Limoges en 1412, par le chapitre de la cathédrale, et transféré sur le siège de Mende. Charles de Pérusse des Cars, évêque de Poitiers en 1564, évêque de Langres en 1571, mort en 1614, doyen des évêques de France et chevalier du Saint Esprit, auteur d’une harangue aux ambassadeurs de Pologne venus en France. On trouve trois membres de la famille de Pérusse des Cars dans la première nomination des membres de l’ordre du Saint-Esprit. Un d’eux était François de Pérusse, comte des Cars, gouverneur du Limousin en 1568.

    Le château des Cars, en 1557, reçut la visite d’Antoine de Bourbon et de Jeanne d’Albret, roi et reine de Navarre, vicomte et vicomtesse de Limoges. Les registres consulaires de Limoges, dans la relation de ce voyage, rapportent que « les dits seigneur et dame, s’acheminant vers la présente ville, arrivèrent le 19e de décembre au château des Cars, et le lendemain, partant d’icelui, s’en allèrent au château d’Isle », où les consuls de Limoges allèrent leur porter les clefs de la ville.

    Le dernier propriétaire de ce château était Louis-François-Marie de Pérusse, comte des Cars et de Saint-Bonnet, marquis de Pranzac, baron d’Aixe, de La Renaudie, des Cars, de Lastours, de La Roche-l’Abeille, etc., chevalier des ordres du roi, son lieutenant général commandant la province du Haut et Bas-Limousin : il fut député de la noblesse du Limousin aux États généraux en 1789.

    Avant la Révolution, on voyait sur la porte du château des Cars, et aussi au château de La Roche-l’Abeille, dit-on, une plaque de serpentine sur laquelle était gravée cette inscription : Charles, seigneur des Cars, Fort amateur des arts, Fut le premier qui, par merveille, Inventa ce beau marbre en son Roche-l’Abeille.

    C’est vers 1580 que Charles de Peyrusse, comte des Cars, fit placer cette inscription. Mais, contrairement à ce qu’elle affirme, il ne fut pas le premier qui découvrit cette pierre imitant le marbre. Les carrières de serpentine de La Roche-l’Abeille avaient été exploitées par les Romains, et, aux XIe et XIIe siècles, elles avaient donné de leurs produits à plusieurs églises du diocèse : à Solignac, au Dorat, à Uzerche, etc.

    Ruiné pendant la Révolution, ce château ne conserve aujourd’hui que des tours à moitié démolies, soutenant encore quelques murailles des étages supérieurs. M. le duc des Cars en est propriétaire.

    Une chapelle de la Sainte-Vierge, dite chapelle du Pont, existait près des Cars en 1641. Sa fête était la Nativité de la Sainte-Vierge. L’évêque de Limoges, en 1602, nommait un titulaire à une vicairie qui y avait été fondée. Le seigneur de La Vauguyon en présentait un en 1675.

    • Lieux-dits

    Les villages de cette commune sont :

    Bord.
    Borderies (Les).
    Borie (La).
    Breuil (Le).

    Chenevières (Sainte-Catherine de). — Gautier de Pérusse donna en 1455 pour bâtir une chapelle en ce lieu, sous le vocable de sainte Catherine. Elle dépendait de Puybonnieu, qui était un membre de la commanderie de Limoges.

    Dognon (Le).
    Goupilière (La).
    Peines (Les).
    Petit-Mont.
    Plaisirs (Les).
    Roche (La).
    Rulard (Le).

    Salmur ou Sermur était une celle de l’ordre de Grandmont fondée par les seigneurs de Lastours vers 1164. Elle était sous le patronage de la Sainte-Vierge et de saint Hilaire de Poitiers. On voit que l’abbé de Grandmont y nommait des titulaires en 1561, 1582, 1593, 1598. Sa chapelle tombait en ruines en 1610. La prieure du Chatenet y fit aussi une nomination à cette dernière date. Elle avait été unie à ce monastère par la bulle de 1318.

    Tailladis.
    Texière (La).
    Valois (Le).
    Vaudel.
    Vigne (La).

    Source : Dictionnaire historique et géographique de la Haute-Vienne, de l'Abbé André Lecler (1834-1920) - Archives 87

  • Pageas

    PAGEAS, chef-lieu de commune dans le canton de Châlus, qui a une superficie de 2 790 hectares et 1 409 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 509 mètres à la limite orientale de la commune et seulement de 363 mètres près du bourg.
     

    • Histoire ecclésiastique

    Pageas était une cure dans l’ancien archiprêtré de Nontron, dont la fête patronale était celle de Saint-Pierre-ès-Liens. L’évêque de Limoges y a toujours nommé les titulaires, ainsi que des documents le constatent, depuis 1570. Au XVIIIe siècle on y comptait 1 500 communiants, environ 2 000 habitants.

    Une vicairie fondée dans la Chapelle-des-Experts à Châlus, vers 1367, par Pierre Dupont, prêtre de la ville de Châlus, fut unie à la cure de Pageas vers 1425 par Hugues de Roffignac, évêque de Limoges.:

    L’église de Pageas a été reconstruite en 1492 et 1499. Il y avait une chapelle dans le cimetière, 1450, mais elle était en ruine au XVIIIe siècle. Aujourd’hui, l’église possède deux cloches portant les deux inscriptions suivantes : « L’an 1854 j’ai été baptisée par M. Courbarien, curé de Pageas. J’ai eu pour parrain Jacques Audoynaud, maire de cette commune, et pour marraine dame Marie Nadaud-Manet, née Descubes, qui m’ont donné les noms de Jacques Marie-Caroline. - Peignier et Guyot, fondeurs à Angoulême. » Cette cloche pèse 725 kilos.

    « Je m’appelle Marie. Marraine Marie de Félix de Muy, marquise de Coustin du Masnadaud. Parrain M. Léon du Mazaubrun, Maire, M. Edouard Raymondaud, 1889. - Donateurs MM. Jean-Baptiste Courbarien ancien curé de Pageas, et Jean-Baptiste Mérigaud curé
    actuel. Fonderie de cloches à Rodez (Aveyron). Maison Triadou fondée en 1610. Amans Triadou. »


    Les curés de Pageas connus, sont :
    - Bernard Dumas, le 16 mars 1450.
    - N… Demeynier, le 18 août 1652.
    - Jacques Nadault, en juin 1671.
    - N… Bardy, le 29 juillet 1759, mourut en mai 1769.
    - N… Marboutin, nommé en mai 1769.
    - N… Dépéret, nommé en 1769, mourut en juin 1772.
    - Vincent Bardy, nommé en 1772, résigna au suivant en 1783.
    - Pierre Grosbras en 1783, mourut en juillet 1784.
    - Nicolas Beaure, 1784, fut déporté pendant la Révolution.

    - Après le Concordat, Claude Lamothe fut nommé curé de Pageas en 1804, mourut en juillet 1833.
    - Gilbert Michel Mergoux y était en 1835
    - Jean Courbarien en 1836.
    - Jean-Baptiste Mérigaud nommé en 1881.
    - Léonard Bureau en 1892.
    - Jean Tricard en 1908.
    - François Péaron en 1912

     

    • Lieux-dits

    Les villages de la commune de Pageas sont
    Age (L’).
    Bonneitigne.
    Borie (La).
    Chez-Eymard.
    Fossés (Les).
    Garde (La).
    Guérenne (La).
    Jourdaigne ou Jourdanie (La).
    Landrevie.
    Lautrete.
    Mas (Le).
    Masaubert (Le).

    Masnadaud (Le), où était une chapelle en 1505. Lieu d’origine de la famille Nadaud. En 1296, Jean Nadaud, docteur en lois, vivait noblement. Noble Martial de Fougeyrat, seigneur du Masnadaud en 1461 et 1492, maria sa fille Isabeau de Fougeyrat à Foucaud de Coustin qui devint seigneur du Masnadaud et dont les armes sont d’argent au lion de sable armé et lampassé de gueules. La terre du Mas Nadaud est sortie de la famille de Coustin. en 1921.

    Mazaubrun (Le), où se trouve une motte féodale bien conservée, appartenait à la famille du Bouchaud du Mazaubrun, dont les armes sont d’or au lion d’azur, lampassé et couronné de gueules, sur une terrasse de sinople mouvant de la pointe.

    Moulin du Temple.
    Périgné, fief appartenant à la famille de Lambertie, qui a pour armes d’azur à deux chevrons d’or.
    Pétavigne (La).
    Puy (Le).

    Puybonnieux, était une cure en 1293, une préceptorerie en 1340. C’était une commanderie en 1365, sous le patronage de la Nativité de la Sainte Vierge. Elle appartenait aux chevaliers de la milice du Temple en 1224 et 1292 et à la commanderie de Limoges en 1501. Sébrand, évêque de Limoges, y avait béni un cimetière en 1187. Dans le château du commandeur il y avait une chapelle dédiée à saint Jean-Baptiste. On trouve François Arbert ou Arbant, chevalier, commandeur de Puy-Bonnieux en 1519. Anne de Veyrat aussi commandeur de Puy-Bonnieux, en 1649.

    Ribière (La).
    Termes (Les).
    Tirvaillas.
    Tuquet des Fossés.
    Tuquet de la Garde.
    Valette (La).
    Veissière (La Grande).
    Veissière (La Petite).
    Vignes (Les).

    Source : Dictionnaire historique et géographique de la Haute-Vienne, de l'Abbé André Lecler (1834-1920) - Archives 87

  • Saint-Nicolas Courbefy

    Commune disparue : la commune de Bussière-Galant fusionne au 1er janvier 1974 avec la commune de Saint-Nicolas-Courbefy (fusion-association, arrêté préfectoral du 15 novembre 1973) (note des Arch. dép. Haute-Vienne). 

    SAINT-NICOLAS-DE-COURBEFY, chef-lieu de commune dans le canton de Châlus, a 1 419 hectares de superficie et 412 habitants. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 554 mètres à Courbefy. 

     

    • Histoire ecclésiastique

    Un manuscrit du Chalard attribue la fondation de Saint-Nicolas-de-Courbefy à un clerc nomé Bernard, qui fut le second prieur du Chalard ; il y fit bâtir l’église et s’y retira en 1127, après s’être démis de son prieuré. La cure de Saint-Nicolas, dans l’ancien archiprêtré de La Meyze, a pour patron saint Nicolas de Myre. Le prieur du Chalard y a toujours nommé les curés. Au XVIIIe siècle il y avait 830 communiants, environ 1 060 habitants. Cette cure en 1484 est dite succursale de Courbefy, puis en 1578 et 1581 est dite prieuré simple. 

    L’église construite au XIIe siècle, a l’abside à trois pans coupés avec fenêtre à plein cintre. La porte d’entrée et le pinacle à deux baies qui la surmonte sont plus modernes. Dans la nef, sous une arcade dans la muraille du côté de l’épître est un ancien tombeau. On remarque plusieurs dalles funéraires, placées dans le pavé. Sur une sont sculptés, avec une grande croix et un calice, ces mots : « Cy-gist messire François Cabirol, prêtre, 1592 ».

    Une des cloches de cette église porte en belles lettres gothiques, l’inscription suivante : « Sancti Nicolaï. L’an M CCCCC IIII. Te Deum laudamus.Vox Domini ad civitatem clamat. P. fratrem Johannem de Chaussadis, Priorem ».

    Sur une seconde cloche on lit : « Ad majorem Dei gloriam, Virginis que et S ti Nicolaï. Priore D ne Jacobo Maury. Parrain : Versavaud. Marraine : Dlle Marie Jarrit, 1718. - Marc Barraud ».

    Pendant la Révolution, le 4 messidor an IV (22 juin 1796), le presbytère de Saint-Nicolas fut vendu au sieur Annet Cabirol avec le jardin et les dépendances pour la somme de 1 296 francs (Archives de la Haute-Vienne, Q 148, n° 70).

    Ont été curés de Saint-Nicolas :
    - Psalmet Beaulaigue, en 1683.
    - N… Chambon, meurt ancien curé, en 1757.
    - N… Castanier, nommé en 1756.
    - Pierre Bouthet, mort en février 1763.
    - Jean-Baptiste Bourdichon était curé en 1767 et mourut en 1775.
    - Pierre Chastaignon, nommé en 1776, y revint après la Révolution, mais ses infirmités l’empêchèrent d’exercer le ministère. La
    paroisse resta desservie en binage.
    - Poulin Boriant, nommé le 1er octobre 1847.
    - André-Grégoire Perenquereur, le 1er janvier 1849.
    - Mathieu-Alexis Leroudier, le 1er octobre 1854.
    - Louis Faure, en 1862.
    - Jean-Baptiste Moreau, en 1879.
    - Simon Lévêque, en 1880.
    - Gabriel Nouaille, en 1881.
    - François Guillot, en 1884.
    - Pierre Royer, en 1889. - Joseph Caliste, en 1903.

     

    • Histoire civile

    Les possesseurs de Saint-Nicolas ont aussi été le plus souvent les propriétaires de Courbefy et les événements survenus en ces lieux intéressent également les deux localités, séparées à peine l’une de l’autre. Saint Vaast, le premier catéchiste du roi Clovis, en 1496, et évêque d’Arras, est né au château de Courbefy.

    Gérard de Salis fonda à Courbefy, vers 1120, une maison de son institut, de l’ordre des Frères Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. En 1252, les vicomtes reprenaient les différentes villes du Limousin qui étaient tombées au pouvoir des Anglais ; c’est vers cette époque que les habitants de Limoges assiégèrent le château de Courbefy et s’en emparèrent.

    En 1280, la vicomtesse de Limoges, Marie, donna Courbefy à Gérard de Maumont, pour le récompenser des dommages qu’il avait soufferts à son occasion. Ce dernier l’échangea, en 1303, avec le roi Philippe-le-Bel, pour la seigneurie de Tonnay-Charente. De Maumont porte pour armes d’azur au sautoir d’or, accompagné de quatre tours d’argent.

    En 1317, le roi donna Courbefy à Henri de Sully, bouteiller de France, et la fille de ce dernier, Jeanne de Sully, le porta en 1336, à Jean, vicomte de Rochechouart qu’elle épousait. Les armes de Rochechouart sont ondé et fascé d’argent et de gueules de six pièces.
    En 1372, les consuls de Limoges fournirent une forte somme d’argent à Bertrand Dugesclin, connétable de France, qui chassa les Anglais de Courbefy et en 1404, ce château soutint encore un siège de douze semaines.

    En 1566, Jeanne d’Albret, héritière du royaume de Navarre et des vicomtes de Béarn et de Limoges, vendit le 5 juin à Charles Pérusse des Cars, évêque de Poitiers, les terre et seigneurie de Courbefy, Pérusse des Cars porte d’argent au pal de vair. André de Ribeyreix est dit seigneur de Courbefy en 1530, Jean de Ribeyreix, baron de Courbefy en 1598, et Charles Guillaume de Ribeyreix, chevalier baron de Courbefy, mourut au château de La Vigne, paroisse de Saint-Brice, le 21 mai 1680.

    Dès 1667, dame Antoinette de La Tour, veuve de Pierre de Ribeyreix, chevalier, seigneur de Courbefy, avait légué au collège de Limoges 15 000 livres, dont le revenu devait servir aux frais d’une mission annuelle dans les paroisses de Courbefy, de Saint-Priest-les-Vergnes, Ladignac et Sant-Nicolas. Les armes de la famille de Ribeyreix sont d’azur à trois lions couronnés d’or, armés et lampassés de gueules, celui de la pointe passant.

    Le 25 mai 1585, Henri IV, roi de France vendit au sieur de Rochefort de Soulagnac la terre et la seigneurie de Saint-Nicolas. Salagnac, seigneur de Rochefort, porte pour armes bandé d’or et de sinople de six pièces.

    En 1591, les sieurs de Rastignac, chefs de la Ligue à Saint-Yrieix, se rendirent maîtres de la place de Courbefy ; mais au mois de juillet, un corps de troupes parti de Saint-Yrieix les en chassa. Chapt de Rastignac porte d’azur au lion d’argent, lampassé, armé et couronné de gueules. Marguerite de Vars, en 1600, est dite demoiselle de Saint-Jean-Ligoure et de Courbefy. De Vars porte pour armes d’azur à trois cœurs d’argent 2 et 1.

    Par un acte du 25 mars 1600, passé au nom d’Henri IV et de sa sœur, ils vendent, sous faculté de rachat, la terre de Courbefy et ses dépendances, à Léon de Planeaux, écuyer, seigneur de Vieillecour et y habitant, à Antoine Chapelle, écuyer, seigneur de Jumilhac et y habitant, et à Antoine et Jacques Arlot, frères, sieurs de Frugie et y habitant.

    En 1669, les habitants de Limoges obtinrent la permission de démolir le château de Courbefy, qui depuis longtemps servait de retraite aux voleurs.

    En 1789, messire Joseph de Bony, chevalier, est dit comte de Ladignac et de Saint-Nicolas. Ses armes sont de gueules à trois besants d’argent. Messire Martial, comte de Brie, chevalier, en 1789 est dit baron de Rybeyreix et de Courbefy. De Brie porte pour armes d’or à trois lions de gueules, armés lampassés et couronnés de sinople 2 et 1.

     

    • Lieux-dits

    Les villages de la commune de Saint-Nicolas sont :
    Burgeraux.
    Combe-Lerraud. 

    Courbefy. — Ce village, donc il est parlé ci-dessus, occupa le sommet d’une montagne, séparant le Limousin du Périgord. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 554 mètres. Il a été primitivement un « oppidum » gaulois très considérable, dont on retrouve encore les circonvallations. Il devint une station sur la voie Romaine de Bordeaux à Bourges, par Limoges, et portait le nom de « Fines ».

    Il reste à peine quelques ruines du château où naquit au Ve  siècle saint Vaast, l’apôtre de l’Artois, car ce château a été remplacé par la forteresse qu’y ont possédé les vicomtes de Limoges. Ses murs étaient construits avec une telle solidité qu’on y voit aujourd’hui une moitié de tour renversée, ne formant qu’une seule pièce, et le ciment qui lie ses pierres a résisté à tout.

    À quelques mètres du monticule portant le château, sont les habitations formant le village ; au milieu de ces modestes demeures, on remarque l’église entourée du cimetière. Elle avait pour patrons la Sainte-Vierge et saint Eutrope de Saintes, elle a été une cure, dont les titulaires étaient nommés par le prieur du Chalard jusqu’en 1678, et ensuite par l’évêque de Limoges. Au XVIIIe siècle il y avait 240 communiants environ 320 habitants. Sa cloche qui existe encore, conserve cette inscription : « + Jésus-Maria 1616 ».

    Chez-Joseph.
    Fontgourgaud.
    Lécuras.
    Mouricaud.
    Puy-Chalard.
    Toulaudias alias La Toulaudie.
    Versavaux.

     

    Source : Dictionnaire historique et géographique de la Haute-Vienne, de l'Abbé André Lecler (1834-1920) - Archives 87