Champsac

CHAMPSAC, chef-lieu de commune du canton d’Oradour-sur-Vayres, a 2 593 hectares d’étendue et 1 558 habitants. Son altitude au-dessus de la mer est de 293 mètres vers sa limite nord et de 402 mètres à son extrémité sud.
 

  • Histoire ecclésiastique

Champsac était une cure de l’ancien archiprêtré de Nontron, ayant pour fête patronale la Décollation de saint Jean. Vers la fin du XVIIIe siècle, elle avait 1 400 communiants (environ 1 867 habitants). L’évêque de Limoges y a toujours nommé les curés ; on trouve des nominations faites par lui depuis 1500 jusqu’à la révolution.

Voici ceux dont le nom est connu :
- Nicolas du Puy-Faucon, mourut en 1341.
- Martial de Mons, avant 1540.
- François de La Roche prit possession en 1555.
- Jean Texier, qui fut ensuite chanoine de la cathédrale, 1573.
- François de Brie, docteur en théologie, 1628-1640.
– N… Pinot, 1663.
- N. Nadaud, 1671.
- Léonard Descordes, 1671-1692.
- Jean des Ternes de Cheyrade, docteur en théologie, 1692, mourut en 1731.
- Pierre de Laplaigne, 1731-1756.
– N… Robert, 1756.
- Joseph Gérald, 1757-1763.
- Jacques Cosse, 1763-1787.
- François Caudeix de La Borderie, le 9 juin 1787.
- Martial Lemaçon, le 15 septembre 1787. Il subit la déportation en Espagne. Pendant son absence, et après la Terreur, Jean-Baptiste Massaloux, son vicaire, remplit les fonctions curiales du 17 mai 1795 au 20 septembre 1797. Rentré à Champsac au Concordat, Martial Lemaçon en fut de nouveau nommé curé et mourut en 1806.
- Pierre Jacquet, le 1er août 1806.
- Jean-Baptiste Labrousse de Brogniat, le 1er octobre 1806.
- Léonard Germain, 1810-1813.
- Pierre Jacquet, 1813-1825.
- François Juge, 1825-1837.
- Léonard Larue, 1837-1849.
- Jean Chrysosthôme Lacouchie, 1849-1862.
- Antoine Lecler, 1862-1885.
- Jean Martin Petit, 1885.

L’église de Champsac, mesurée intérieurement, a 27 mètres de long sur 6 mètres 50 de large ; c’est une construction romane qui a été réparée à plusieurs époques et en particulier en 1628-1646, dates que l’on trouve sur les portes. Le clocher en pierres qui se dressait autrefois sur le transept, a été démoli et remplacé, en 1850, par un en bois à l’extrémité de la nef.

La cloche porte cette inscription : « Sancte Johannes Baptista et Sancte Fiacri, orate pro nobis. - A été parrain François Coustin, chevalier, seigneur du Mas-Nadaut ; marraine demoiselle Yzabeau de Camain, épouse de Jean de Brie, écuyer, sieur de Mateguerre. Estant sindics, Me  Jean Nadaut, nre, et Mre Jacques Buisson, cordonnier, Mre Barbe nre royal. -Noble messire François de Brie, docteur en théologie, curé. L’an de grâce 1628. - Pierre Charpentier m’a faicte. » . Sur une autre petite cloche hors de service on lit, en lettres gothiques « Ave Maria. »

L’église de Champsac en possédait une autre qui lui a été prise pendant la Révolution. Les registres paroissiaux nous la font connaître par cette note : « Dans le présent mois de septembre 1751, nous avons fait fondre et refaire la seconde cloche de notre église de Champsac. Le parrain a été Mre Louis de Beaupoil de Ste Aulaire. seigneur de Gorre, et marraine demoiselle Marie de Beaupoil de Ste Aulaire, sa fille. Je, curé soussigné, ai fait la bénédiction de ladite cloche, le 10 du mois et an que dessus. Elle pèse environ neuf quintaux. Laplaigne, curé de Champsac. »

Le 16 juillet 1587, Marguerite de La Rochefoucauld, veuve de Claude de Bourbon-Busset, comte de Châlus, etc., fit marché avec François Limousin, peintre de la ville de Limoges, « pour peintrer ès-églises de Lageyrac, Doumazac, La Chapelle-Montbrandeix, Champsac et Pageas, une ceinture au dehors et au dedans des temples desdites églises avec les armes dudit seigneur. » . 

Ces armes sont d’azur à trois fleurs de lis d’or, au bâton de gueules péri en bande ; au chef de Jérusalem qui est d’argent, à la croix potencée d’or cantonnée de quatre croisettes de même.

Le presbytère de Champsac fut vendu comme bien national le 17 thermidor an IV (4 août 1796), pour la somme de 1 800 francs. (Archives de la Haute-Vienne, Q 151.). En 1274, il y avait à Champsac, une infirmerie de lépreux.

 

  • Lieux-dits

On trouve dans cette commune les villages suivants :
Bas Bady.
Boussilles (Les).
Bramefort.
Branchie (La).

Chandos ou Chandeau. — Martial Nadaud, écuyer, né au château de Champsac en 1558, est dit seigneur de Champsac et de Champdose (probablement Chandos). Son fils Jacques laissa de la postérité, représentée à Champsac jusqu’en 1776.

Chez Brisebois.
Chez Elie.
Clarétis (Les).

Courrière (La). — Près de ce village, à 300 mètres du bourg, une petite chapelle carrée, d’une construction simple a été bâtie en 1532, en l’honneur de saint Roch, par une dame propriétaire du lieu de La Courrière, en exécution d’un vœu qu’elle avait fait pour obtenir, par l’intercession de ce saint, la guerison de tout le bétail de ses domaines, au moment où une maladie contagieuse sévissait dans le pays.

Croix (La). 
Cros.
Curmont.
Dougneix (Le).
Gabillou.
Gorce (La).
Jouandoux (Les).

Jouveaux. — On appelle « Mottes de Jouveaux », deux tumulus éloignés l’un de l’autre de 58 mètres. Le premier est dans la commune de Champagnac ; il a été détruit en labourant la terre où il se trouvait. Le second est dans la commune de Champsac ; il a été fouillé en 1889. On y a recueilli un très beau vase fait au tour, un coutelas très oxydé, une grande fibule, des clous en fer et un clou en bronze.

Grateloube. — On signale dans ce village un souterrain refuge.
Graullier.
Judie (La).
Lande (La).
Lande de Chandos, alias Chez-Ligat.
Landou (Le).
Lépine.
Lussac.
Maissonneuve.
Mas du Puy.
Maurie (La).
Messac.
Monnerie (La).
Moulin du Cros.
Moulin du Sage.
Nailhac.
Parade (La), alias Paradis.
Petavigne (La).
Plaisance.
Pradelles.
Pressouéras.
Roche (La).
Soude-Vieille.
Therme (Le).
Verdier (Le).
Vergnole (La). 
Vigne (La). 

Source : Dictionnaire historique et géographique de la Haute-Vienne, de l'Abbé André Lecler (1834-1920) - Archives 87